Le soufi Ahmad Ibn `Agiba, dont l'H Autobiographie» (Fahrasa) sera traduite dans les pages qui suivent, a longtemps échappé à l'attention des orientalistes, et mêmes des spécialistes de la mystique maghrébine. Tant L. Rinn dans ses Marabouts et Khouans (Alger 1884) que Depont et Coppolani dans Les Confréries religieuses musulmanes (Alger 1897) ignorent son existence. Et si, plus tard, son nom, parfois associé à certains de ses ouvrages, est cité par des islamisants, c'est de façon tout à fait occasionnelle. Seule fait exception la notice que Lévi-Provençal lui consacre dans Les Histories des Chorfa (Paris 1922, p. 336) par Michon Jean-Louis
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